Si le soleil frappe moins fort et que le FLIP a retrouvé ses habitudes d’ouverture, il fait toujours bien chaud dans les travées du Festival. Au fond, dans le village créateur, nous retrouvons les éducatrices du SESSAD ainsi que les quatre jeunes qui ont pu créer leur jeu. Ils sont affairés autour de la table et font jouer leurs familles. À en croire les rires et les sourires, le jeu fonctionne bien.
Cette présentation au FLIP, c’est une belle finalité pour Morane Belly, éducatrice spécialisée « ça nous a pris toute une année scolaire », explique-t-elle « On a commencé au mois d’octobre ». Un temps de création qui avait pour objectif de travailler plusieurs choses chez les jeunes « ça nous a permis de travailler sur des besoins neuro et cognitifs autour du langage, des habiletés sociales et de l’estime de soi ».
Le projet s’est étendu en deux parties, la première « jusqu’à décembre. Une partie pour découvrir les différentes mécaniques et style de jeu, pour pouvoir commencer après décembre à la construction de notre propre jeu ». La finalité, c’est Dé-monstre Moi, un jeu de dé dans lequel vous allez devoir briser un sort lancé par un méchant sorcier qui vous a transformé en monstre. Et pour le présenter sur le Festival, les jeunes se sont bien sûr entraînés en amont « On a présenté le jeu dans les écoles respectives des quatre jeunes accompagnés, c’était très valorisant qu’ils présentent leur travail, d’expliquer le jeu… on l’a aussi présenté en amont aux familles et au Rotary ». Le Rotary a par ailleurs aidé à financer le jeu et l’accompagnement. Les quatre jeunes élèves vont pouvoir repartir avec leur version boîte de Dé-monstre-moi.