"J'ai été poussé par plusieurs élus", Alexandre Martin dévoile les contours de son programme communautaire

Alexandre Martin, le maire de Fénéry a officialisé sa candidature à la présidence de la communauté de communes Parthenay-Gâtine (CCPG). Entretien avec celui qui a commencé la politique en 2020.

Sa candidature était dans les tuyaux depuis quelques semaines maintenant. Après l’avoir officiellement annoncée dans les colonnes de la Nouvelle République le 30 mars dernier, Alexandre Martin est passé dans les studios de Radio Gâtine pour expliquer sa volonté de devenir président de la communauté de communes Parthenay-Gâtine. La sphère polique est encore nouvelle pour le maire de Fénéry, lui qui a commencé la politique locale en 2020. Depuis il n'a pas perdu de temps. Il est devenu maire de Fénéry (en 2020 et réélu en 2026), vice-président en charge de la jeunesse à la com-com (l'un des axes principaux de la précédente mandature) et suppléant de Gilbert Favreau (Les Républicains) lors des élections départementales de 2021.

Originaire du Lot, Alexandre Martin brigue désormais la présidence de la CCPG. L'entretien à duré une vingtaine de minutes. Retour en 4 questions posées au candidat.

Pourquoi vous vous présentez à la tête de la CCPG ? 

Alexandre Martin : "C'est une réflexion que je mûris depuis début 2025. J'ai envie de m'engager parce que ce que j'ai vécu pendant ces six années sur la jeunesse, c'est vrai que ça m'a motivé d'aller sur le territoire, aller à la rencontre des élus, des associations, des jeunes. Une campagne communautaire c'est difficile. Quand les élections (ndlr municipales) sont terminées, il faut tout de suite s'organiser et prendre une décision rapide. Beaucoup de maires m'ont contacté. Je vais le préciser, mon positionnement n'est pas du tout politique. Ce sont des maires de tous bords, il n'y a pas de politique à l'échelle de la communauté de communes à mon avis. Moi j'y pensais, et j'ai été poussé par plusieurs élus, des maires ruraux, de villes moyennes qui avaient apprécié mon travail tout au long du mandat. Les élus que j'ai rencontré ne demandent pas de choses extraordinaires. Ils ont peut-être manqué de proximité durant ses six ans."

Vous étiez vice-président en charge de la jeunesse, l'un des piliers de la mandature de Jean-Michel Prieur. Est ce que cette candidature n'est pas un coup de couteau dans le dos de Jean-Michel Prieur ?

"Ce n'est pas facile. On s'est rencontré à deux reprises depuis l'annonce de ma candidature. Je souhaitais lui annoncer très clairement. On a réalisé de belles choses et je l'ai remercié de la confiance qu'il m'a apportée. J'ai eu quartier libre sur pas mal de choses, j'ai eu son soutien quand j'en ai eu besoin. Non ce n'est pas facile, mais on en avait déjà un peu discuté en janvier 2025, j'avais déjà un peu évoquer les choses. Maintenant, la porte est ouverte, il n'y a pas de soucis avec Jean-Michel Prieur."

Si vous êtes élu, quels seront les axes de votre politique communautaire ? 

"Ce que je dis quand je vais à la rencontre des élus, c'est "je ne vais pas vous vendre les choses qu'on ne sera pas en mesure de faire." J'aimerai qu'on pose un temps, alors bien sûr il y a des investissements qui sont partis et qu'ils va falloir assumer, je pense aux deux groupes scolaires de Gourgé et Thénezay, il faudra aussi aborder le sujet de la ludothèque. Il y a des choses qui trainent depuis 2014, des bâtiments qui sont communautaires qui pourraient revenir aux communes, des compétences que l'on pourrait discuter, je pense aussi aux taux sur les déchets qui a été un gros sujet sur le dernier conseil communautaire. Il y a des choses à revoir et à rediscuter. J'aimerais qu'on mette en place des temps de travail sur différentes thématiques : l'économie, l'environnement, sur la mutualisation, sur nos statuts. Début d'année 2028, j'aimerai qu'on ait un pacte fiscal, clair, et qu'on n'y déroge pas. Ça ne va pas être simple, il va y avoir de gros débats, peut être des désaccords, mais l'essentiel est qu'au bout de cette année et demi on ressorte avec une ligne conductrice pour le territoire".

Pourquoi ce serait bénéfique qu'un maire d'une commune rurale soit à la tête de la CCPG ?

"On a ressenti qu'il y avait un fossé lors des élections de 2020 entre les communes plus rurales et la ville centre. Il y a eu beaucoup de choses très bien faites sur 2020-2026, je sais que Bernard Caquineau a laissé beaucoup d'énergie pour se rapprocher au maximum des communes rurales. Malgré tous ces efforts, j'ai l'impression que tout au long du mandat ce fossé s'est un peu élargi. Je pense que ce serait bénéfique pour tout le monde, peut être que les élus ruraux diraient "on a fait confiance à un maire plutôt rural" et je pense que pour Parthenay ce serait plus simple pour les projets. Je l'ai dit au maire de Parthenay. Sur des projets comme Maurice Caillon ou le Campus des Projets, des projets à plus de 7 millions d'euros cumulés, il n'y a eu aucun problème. Je ne sais pas s'il n'y aurait pas eu plus de questionnements si ça avait été un élu de Parthenay qui avait porté les projets."

Pour le moment Jean-Michel Prieur, le maire de Parthenay est candidat à un deuxième mandat en tant que président de la communauté de communes Parthenay-Gâtine. Contacté, il souhaite prendre le temps avant de répondre lui aussi aux questions de la rédaction. Le conseil communautaire d'installation a lieu jeudi 16 avril, à partir 18 h 30 à la salle Carpe Diem de Châtillon-sur-Thouet.

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