Les établissements régionaux d'enseignement adapté (EREA) sont seuls par département. De quoi, pour les élèves comme pour les encadrants, se sentir comme "l'exception qui confirme la règle, mais cela fait partie de la règle", soutient le directeur de l'EREA Françoise Dolto à Saint-Aubin-le-Cloud, Cyril Delabruyère. Les jeunes en EREA ont souvent "un passé similaire et un quotidien aussi ressemblant comme beaucoup sont en internat", explique le directeur. Ces similarités entre les jeunes des quatre établissements réunis autour d'activités sportives mercredi dernier les rapprochent. Chacun se pose des questions sur le fonctionnement de son établissement. Et, finalement, cela leur permet de ne pas se sentir seuls. C'était l'un des objectifs de l'EREA en organisant cet Inter EREA, une tradition qui existait jadis et qui pourrait renaître si du côté d'Angoulême, Saintes ou Mignaloux-Beauvoir, l'on voudrait reprendre le flambeau l'année prochaine.
Une visée pédagogique à travers le sport
Divisés en trois pôles distincts à travers la commune de Saint-Aubin-le-Cloud, les quelque 220 élèves réunis pour l'Inter EREA ont découvert des pratiques sportives comme le tir à l'arc, le parcours d'obstacles, ou encore, la création de mélodies à partir de gobelets frappés en rythme sur le sol. Les activités permettent aux jeunes de se rencontrer, mais aussi d'en apprendre un peu plus sur l'Europe. L'EREA Françoise Dolto étant très attachée à l'échange européen via des projets annexes de jumelage avec des pays voisins, l'ouverture transpire au gré de la journée. Chaque pôle correspond à une zone du monde différente. Un inter EREA donc riche autant pour la cinquantaine d'encadrants présents que pour les jeunes. Si l'un des EREA s'empare de cette journée l'année prochaine, l'Inter EREA pourra redevenir une tradition.
Alice LEJEUNE