Pour les prochaines élections présidentielles, la plupart des élèves de Terminale pourront voter. Un droit citoyen et « même un devoir » pour Pablo*, un lycéen d'Ernest Pérochon à Parthenay. Pour introduire l'émission d'élèves du club Amnesty International de l'établissement, la rédaction a décidé de tendre son micro à certains de leurs camarades. Le direct portera sur la lutte contre le racisme, la transphobie et d'autres discriminations. La thématique engagée nous a interrogés sur la pensée des lycéens concernant la montée de l'extrême-droite. « En tant que femme marocaine et musulmane, j'ai peur », nous confie Cléo*. Elle n'est pas la seule à voir d'un mauvais œil le Rassemblement national. « J'ai hâte de pouvoir voter », s'est exclamée Romane* qui veut lutter contre le parti.
Une polarisation des idées
À notre micro, certains élèves ont relevé une division des uns et des autres selon leurs idées politiques, qu'ils adhèrent à la gauche ou à la droite. Le conseiller principal d'éducation du lycée Pérochon, Quentin Brossard, l'a aussi remarqué : « Il y a des élèves qui me disent qu'ils ne traîneront pas avec untel parce qu'il a fait des blagues transphobes ». Le fonctionnaire, au contact des lycéens au quotidien, note aussi une hausse des insultes racistes proférées par des élèves envers d'autres.
*Les prénoms des élèves ont été modifiés pour garantir leur anonymat.
Alice LEJEUNE