20 mars 2026
Quasiment 20 ans après sa création, la Maison de l'Emploi et des Entreprises de Parthenay-Gâtine multiplie les actions pour favoriser le retour à l'emploi. Une philosophie établie sur le développement d'un environnement sain pour un retour à l'emploi sur le long terme.
Créée en 2007, la Maison de l'Emploi et des Entreprises (MDEE) de Parthenay-Gâtine emploie aujourd'hui vingt personnes à temps plein, pour assurer les missions des trois services proposés par l'association. La mission locale est réservée aux 16-25 ans, le PLIE, le Plan Local d'Insertion Emploi est chargé d'aider les adultes éloignés de l'emploi, et la MDEE accompagne les entreprises dans leurs problématiques de recrutement et de ressources humaines. En chiffres, 790 jeunes sont accompagnés par la mission locale sur cette année 2025. Un chiffre stable (780 en 2024), mais Pascal Proust, directeur de la MDEE depuis mars 2021, note qu'il y a "une augmentation des mineurs dans le premier accueil". Un tiers des jeunes aidés par la Mission locale sont désormais des mineurs âgés de 16 à 18 ans. Pourquoi les jeunes font confiance à la MDEE ? "On propose un vrai accompagnement socioprofessionnel", explique Pascal Proust. Pour imager, le directeur précise que "France Travail est généraliste, et que la MDEE est plus spécialisée", considérant la "multiplication des freins : problème de santé, de mobilité" comme de réels problèmes pour un retour à l'emploi.
Le retour à l'emploi est aussi la finalité pour les adultes qui sont inscrits à un PLIE. "Plus de 50% retrouvent un travail", assure la MDEE, précisant qu'une "sortie positive" est au minimum un CDD de six mois, mais qu'un CDD de quatre mois est aussi important pour un retour à plus long terme sur le marché du travail.
La MDEE, trop riche pour l'Etat
Depuis deux ans, l'État s'intéresse à la "trop" bonne santé financière de la MDEE. Grâce à de bons résultats, l'association pouvait se permettre de constituer un matelas financier pour assurer ses arrières. Néanmoins, l'État ne voit pas ça d'un bon œil, dans le contexte national que l'on connait et les économies demandées dans de nombreuses strates. Avec un budget d'1,2 million d'euros, subventionné à 34% par l'État, la baisse était attendue. Bilan : 193 000 € ont été retirés de la subvention de 454 000 € espérée. La Maison de l'Emploi finit donc l'année avec un déficit de 365 000 €. "On va le boucher avec notre matelas, mais ça nous met dans une gestion financière délicate", déplore Pascal Proust.

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