10 décembre 2024
Laurent Duplomb, sénateur Les Républicains et Franck Menonville, sénateur centriste, ont proposé une loi visant à "lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteurs".
Dans cette proposition, plusieurs choses : réautoriser les néonicotinoïdes (interdits depuis six ans en France), faire la promotion des pesticides et faciliter la construction des réserves d’eau. Des propositions qui vont à l’encontre des valeurs de l’agriculture biologique. Pourtant, "le constat est le même pour tous les agriculteurs" explique Claire Guillet, présidente d'Agrobio 79, " tout le monde veut avoir de meilleurs revenus". La présidente précise aussi que le bio n’est pas en opposition avec l’agriculture conventionnelle, mais pour elle et pour Nature Deux-Sèvres Environnement, le principal problème de cette loi, c'est la souplesse autour de l’utilisation des produits phytosanitaires.
Selon les sénateurs à l’origine de cette loi, grâce à l’utilisation des pesticides, les rendements seraient meilleurs et donc les revenus aussi. Un constat que ne partage pas la présidente d’Agrobio 79. Pour la présidente, l’utilisation de produits phytosanitaires est aussi un énorme danger pour la biodiversité. Les néonicotinoïdes tuent par exemple les abeilles, et empêchent la pollinisation.

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