Les céréaliers face aux dégâts causés par la faune sauvage


01 juin 2021

Déjà retardés à cause du froid de ce début de printemps, les semis de tournesols ou de maïs doivent aussi faire face à l’appétit des oiseaux. Les corbeaux freux, les corneilles, ou encore les pigeons ramiers, sont particulièrement friands des graines et des cotylédons que produisent ces types de céréales. C’est pourquoi la Chambre d’agriculture et la Fédération des chasseurs des Deux-Sèvres sensibilisent les céréaliers à déclarer systématiquement les dégâts occasionnés, et encouragent la mise en place de solutions d’effarouchement. Tout en invitant les riverains à faire preuve de tolérance face au bruit que ces solutions peuvent occasionner.

Commentaires(2)

Connectez-vous pour commenter cet article
Laurent du 79, il y a 4 ans
le paramètre le plus important pour la biodiversité c'est l'eau : les excès d'eau (inondation ) et les manques d'eau (sécheresses) ont des conséquences dramatiques sur le climat la ressource en eau et la biodiversité ! Les sécheresses et les inondations ne sont pas des fatalités liées au dérèglement climatique mais le résultat logique d'une très mauvaise gestion des eaux de surface, Inondation c’est quand l’eau repart trop vite vers la mer, sécheresse c’est quand elle est repartie trop vite … Si on avait DEUX fois plus de précipitations on aurait DEUX fois plus d’inondations mais toujours pas assez d’eau l’été … Une pluie même forte n'est pas un raz de marée mais elle le devient automatiquement quand on ne régule pas les ruissellements en amont des bassins versants. Depuis plus de 30 ans les climatologues disent bien, qu'avec le dérèglement climatique, il n'y aura pas moins d'eau mais une dégradation de la répartition annuelle des pluies : inondations l'hiver et sécheresse l'été, exactement le scénario qui s’installe durablement en France et partout dans le monde. En France la menace vient de l'eau des terres et pas de la submersion des mers ! On peut agir très vite puisque toutes les lois existent déjà, il suffit juste de les faire appliquer aux collectivités : tous les rejets (pluies et eaux usées) doivent être traités et infiltrés pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques, et quand les infiltrations ne sont pas possibles l'eau doit être recyclée pour des usages non domestiques comme l'arrosage. Les rivières sont le drainage naturel des sols et elles sont caractérisées uniquement par leurs sources, tous les apports supplémentaires (ruissellements, fossés et rejets de station d'épuration) amplifient le drainage naturel donc assèchent les nappes phréatiques et polluent. Contrairement aux idées reçues l'irrigation n'assèche pas les nappes phréatiques puisqu'elle contribue à l'alimentation du cycle, c'est au contraire le manque de végétation en été (après les moissons) qui coupe le cycle de l'eau ! Les villes ont enfin compris l'intérêt de la végétalisation mais il faut la généraliser partout en faisant des réserves d'eau l'hiver.
Laurent du 79, il y a 4 ans
Si la biodiversité avait réellement disparu on n'aurait pas autant de dégâts dans les champs cette année ! Le rapport du CNRS de Chizé qui parle d'un effondrement de la biodiversité totalement imputable à l'agriculture dites "intensive", aux engrais de synthèse et aux pesticides est totalement biaisais parce qu'il ne prend pas en compte le paramètre principal : la sécheresse : pas d'eau pas de végétation pas de vie ! les prairies de Gatine sont entourées de haies, sans aucun labour ni pesticide pourtant tous les étés ce sont des cimetières de biodiversité ... vous ne trouverez aucun vers de terre dans une praire sèches !