L'invité du jour : "lâcher-prise, c'est le mot d'ordre" de Qui sème le son, le festival de Diff'art, avec des concepts décalés présentés par Lise-Marie Nuaud, chargée de communication et Victor Toulouse, co-président


28 septembre 2026

Pour la huitième année, Diff'art, association de musiques actuelles et amplifiées, organise le festival parthenaisien, Qui sème le son. Les concepts décalés au fil de la programmation marquent une édition tournée vers le "lâcher-prise".

Du vendredi 25 septembre au samedi 3 octobre, l'association de musiques actuelles parthenaisienne propose deux week-ends prolongés de festivités. Jeudi dernier, c'est au cinéma Le Foyer que le festival s'est lancé avec un blind movie, soit un film sans image. Un nouveau concept pour Diff'art, habituée à proposer des soirées "farfelues", décrit Lise-Marie Nuaud, sa médiatrice culturelle et chargée de communication. Vendredi soir, autre diffusion originale de musique : une silent party sur la place des Bancs, à Parthenay. Chaque spectateur et danseur avait un casque sur les oreilles et pouvait décider de suivre tel ou tel set DJ en direct. Le concert caché est aussi un événement décalé dans la programmation puisque jeudi 1er octobre, l'association va emmener son public voir un concert caché.

Les concepts décalés comme le blind movie, la silent party, le concert caché... Est-ce que ça attire un public que vous ne voyez pas le reste de l'année à Diff'art ?

Victor Toulouse : "Oui, ça attire du monde. On a une base fidèle qui veut tenter l'expérience et qui prend cette diversité de propositions comme autant de raisons de fréquenter nos événements. On arrive à revoir des gens qui étaient venus voir, à la base un concert de rock, et puis ils vont partir sur un concept décalé à base de hip-hop et de rap et apprécier autant un événement que l'autre. En fonction du concept qui va être proposé, on peut avoir des différences de générations et des retours qui vont dans le même sens : des enfants de 4 à 5 ans qui vont avoir ressenti exactement la même chose qu'une personne de 60-70 ans. Donc, oui, ça apporte de la variété."

Vendredi soir, la silent party avait lieu place des Bancs à Parthenay. Vous pouvez revenir sur cette soirée-là ?

Lise-Marie Nuaud : "La silent party, vue de l'extérieur, ça peut avoir l'air un peu farfelu. On a un casque, mais il y a trois DJs qui mixent en même temps. Ils sont sur des canaux différents. On peut choisir le DJ qu'on écoute et on va danser avec des personnes qui n'ont pas forcément la même musique dans les oreilles. De l'extérieur, c'est très silencieux puisqu'effectivement, il y a eu pas mal de personnes qui sont passées dans la rue, un peu par hasard, et qui ont été interloquées par ce qui se passait. On n'entend vraiment rien, si ce n'est des gens qui chantent à tue-tête sur certains tubes."

Le festival se termine samedi prochain. D'ici là, qu'est-ce qui est dans la programmation ?

Lise-Marie : "On recommence jeudi avec un concert caché. C'est la première fois qu'on le propose à Diff'art. On a dévoilé des indices sur le lieu sur nos réseaux sociaux."

Victor : "Le rendez-vous est donné à 19h, sur le parking de Diff'art, et à partir de ce moment-là, on gère tout. Vous vous laissez porter et on vous ramène à bon port une fois que l'événement est terminé."

Lise-Marie : "Le mot d'ordre cette année, c'est un peu le lâcher-prise avec toutes ces expériences immersives. Là, pour le coup, on va loin dans le lâcher-prise parce qu'il faut vraiment faire confiance à Diff'art pour ne pas savoir ce qu'on va voir, si on va aimer, si on va se sentir à l'aise dans le lieu. Donc, c'est une expérience à vivre."

Alice LEJEUNE

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