05 octobre 2026
Ce matin, Christine Rossard et Véronique Charrier, présidente et vice-présidente des Filles de Parthenay, étaient de passage dans nos studios. Pendant une vingtaine de minutes, on est revenu sur la 14ème édition de la Parthenaisienne.
Nouveau record pour les filles de Parthenay. Avec 1993 inscrits pour la 14ème édition de la Parthenaisienne, course organisée au profit de la lutte contre le cancer du sein, l'association dépasse chaque année ses espérances. Depuis 2013, la Parthenaisienne est devenue un rendez-vous pour sensibiliser sur le cancer du sein, en plein mois d'octobre rose. Christine Rossard et Véronique Charrier, présidente et vice-présidente des Filles de Parthenay, étaient dans les studios de Radio Gâtine ce matin pour revenir sur la manifestation.
1993 inscrits pour cette 14ème édition. C’est un nouveau record ! J'ai l’impression que chaque année, quand on se rencontre, on passe une nouvelle étape. Qu’est ce que vous avez ressenti hier quand vous avez vu cette marée rose ?
Christine Rossard : C'est vrai que chaque année, on bat des records. On se dit jusqu'où on va aller ! Le soleil nous aide bien depuis l'année dernière. On monte en chiffre, en nombre, on n'est pas loin des 2 000 mais ce n'est pas encore pour cette année. Je le dis à chaque fois, on n'est pas là pour battre des records, ce qu'on veut c'est faire une belle manifestation, pour remettre un maximum d'argent à la Ligue contre le cancer.
Véronique Charrier : Comme chaque année, toute cette solidarité, cette mobilisation, on est très heureuses de voir ça avec les filles de Parthenay. Quand on voit cette place du Drapeau remplie, ça nous procure beaucoup d'émotions. Au-delà de ça, c'est aussi tous les messages de soutien que l'on reçoit de la part des gens qui luttent contre un cancer. C'est aussi ce soutien qui procure beaucoup d'émotions.

Les Filles de Parthenay, hier, lors de la 14ème édition de la Parthenaisienne / crédit l'Atelier d'André
Pourquoi cette cause vous tient particulièrement à coeur ?
CR : Le cancer du sein est la première cause de décès en France et ça touche aussi les hommes. On a 10% des hommes qui peuvent être touchés par un cancer du sein. Tout le monde peut être concerné, c'est la femme de quelqu'un, c'est la soeur de quelqu'un, sa maman, sa fille. Malheureusement, c'est un cancer qui n'est pas totalement éradiqué, même s' il y a des avancées dans la recherche. Nous on se sentait concernée en tant que club de femmes, mais on est sensibilisée par tous les cancers. C'est absolument dévastateur. On incite toutes les femmes à se faire dépister même si c'est compliqué. J'avais un an d'attente. C'est là qu'il y a un petit couac. Delphine Batho, la députée des Deux-Sèvres souhaite faire des bus itinérants pour passer dans les villes, les villages, pour faire des dépistages.
Vous avez reversé 27 000€ à la Ligue contre le cancer l'année dernière. Comment sont utilisés ses dons ?
CR : On remet l'argent directement à la Ligue, qui nous demande comment est ce que l'on veut que ce soit dispatché. On a entière confiance, à eux de voir les besoins dans un premier temps.
VC : Ca part sur deux pôles. Une partie part pour la recherche, auprès d'une équipe de chercheurs. Une autre partie sert à financer les soins de suite.
CR : On parle souvent du "pendant le cancer" mais on doit aussi parler de l'après. Il y a un vrai besoin. C'est important, quand on arrive au bout, il ne faut pas abandonner. Nous on suit ça, on a des comptes rendus. C'est émouvant de suivre tout ça.
VC : C'est intéressant de voir l'évolution des chercheurs. On s'aperçoit qu'ils ont vraiment besoin de beaucoup de moyens financiers. Les chercheurs vivent grâce aux dons et aux subventions.
Sony BERGER

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