08 octobre 2026
Pour la troisième fois, ce mercredi 7 octobre, les rencontres de l’alimentation locale ont réuni des producteurs et des responsables de la restauration collective : hôpitaux, collèges, lycées, écoles… Mais qu’en est-il des objectifs vis-à-vis de l’agriculture biologique ? Un tiers des exposants proposait des produits avec le label.
Une trentaine d’exposants ont présenté leurs produits au domaine des Loges à Parthenay : chocolat, miel, pommes, légumes, ou encore, plats préparés. Les producteurs ont réseauté avec les responsables de la restauration collective. La Chambre interdépartementale d'agriculture de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres était à l'initiative de l'événement, avec le Département. Privilégier le local, dans la mesure du possible, c'est ce dont les organisateurs faisaient la promotion. L'agriculture biologique représentait "un bon tiers des exposants", a précisé Nicolas Limoges, nouvel élu à la Chambre et éleveur laitier. Concernant le bio, l'agriculteur pense que "le 100 % bio n'existera peut-être pas" et que la filière a ses limites.
Le local attire avec le plan "100 % français" du Département
Au fil des étals, des responsables de la restauration collective font leur marché. Ils représentent, pour beaucoup, des établissements scolaires. Depuis la rentrée, les collèges doivent tendre vers le "100 % français". C'est une exigence du Département. Yann Deborde tient le stand de l'entreprise Louis et Marguerite, une ferme bio de La Chapelle-Thireuil. Il propose des frites fraîches, des légumes en plats préparés et des sauces. À la question de la place du bio dans la restauration collective, il est certain d'une chose : "on ne sera pas assez pour répondre qu'en bio". Le maraîcher bio nuance en indiquant que "le conventionnel, oui, mais le conventionnel raisonné".
Alice LEJEUNE

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