26 octobre 2026
Début octobre 2025, la Structure mobile d'urgence et de réanimation, le SMUR, reprenait du service à Parthenay. Un an plus tard, Frédéric Pain, le chef de service des urgences du Centre hospitalier Nord Deux-Sèvres fait le point.
Il y a de cela un peu plus d'un an, le SMUR rouvrait ses portes à l'hôpital de Parthenay. Le docteur Frédéric Pain, chef de service des urgences au Centre hospitalier Nord Deux-Sèvres (CHNDS) et président de la commission médicale d'établissement (CME), fait un point de situation.
Le SMUR existait avant la période du Covid. Il a fermé faute de médecins urgentistes. Aujourd'hui, les effectifs sont-ils suffisants ?
"Pour que ce SMUR fonctionne, oui. Il y a parfois des tensions au niveau des soignants, essentiellement les infirmières, mais pas au SMUR."
Il y a aussi des consultations non programmées à l'hôpital de Parthenay. Le service privé de radiologie, Radio Niort, a été visé par des plaintes d'usagers. Le maire de Parthenay a dénoncé un tarif coûteux et de longs délais pour avoir un rendez-vous. Est-ce toujours problématique ?
"On a trouvé des moyens de fonctionner de façon plus efficace. Nous n'avions pas un nombre de créneaux suffisants, mais actuellement, il n'y a plus de limite."
La hausse du prix du carburant a-t-elle un impact sur les finances du Centre hospitalier Nord Deux-Sèvres ?
"On a beaucoup de véhicules et toutes les charges ont pesé énormément dans le budget de l'hôpital : pas que l'essence. Je ne pense pas qu'une augmentation du budget pour compenser cela soit à l'ordre du jour. L'équation des budgets hospitaliers n'est pas toujours rationnelle."
Donc il va falloir donner des coups de rabot ailleurs pour payer les factures de carburant, notamment ?
"Notre hôpital a déjà beaucoup diminué ses moyens. On est au ras. On ne peut pas diminuer, sauf à supprimer l'accès aux soins. Nous bénéficions d'aides exceptionnelles de l'ARS (nldr, l'Agence régionale de santé). Il y a malheureusement des crédits qui sont là et qu'il faut rembourser. C'est tout le problème des budgets hospitaliers qui sont sous-calculés."
Crédit photo : CHNDS
Alice LEJEUNE

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